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	<title>Inter Press ServiceSMSI: Avec le 11 sept, les Etatsuniens ont realise que les Arabes etaient malins. Un choc</title>
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	<description>News and Views from the Global South</description>
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		<title>SMSI: Avec le 11 sept, les Etatsuniens ont realise que les Arabes etaient malins. Un choc</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Dec 2003 09:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>IPS Correspondents</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Carole Vann* - Infosud]]></description>
		
			<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#999999"><p class="wp-caption-text">Carole Vann* - Infosud</p></font></p><p>By IPS Correspondents<br />Genève, Dec 1 2003 (IPS) </p><p>Philip Jones Griffiths a couvert la guerre du Vietnam. Basé à New York, il reconnaît « mot pour mot la même propagande chez Bush qu&rsquo;à l&rsquo;époque ». A Genève, Récits d&rsquo;une mondialisation expose 10 éminents photojournalistes, une initiative de la coopération suisse dans le cadre su Sommet mondial de l&rsquo;information qui se tiendra en décembre à Genève. Interview de Griffiths.<br />
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Ses reportages dans plus de 140 pays ont été publiés dans tous les grands magasines du monde. Philip Jones Griffiths a largement contribué à la prise de conscience de l&rsquo;Occident contre la guerre du Vietnam qu&rsquo;il a couvert. Sa renommée l&rsquo;a amené à assurer la présidence de Magnum dans les années 1980. Aujourd&rsquo;hui basé à New York, il est venu à Genève pour exposer ses images, avec 9 photojournalistes de renom dans Récits d&rsquo;une mondialisation, une exposition organisée par la coopération suisse dans le cadre du Sommet mondial de l&rsquo;information qui se tiendra en décembre à Genève. Interview.</p>
<p>Comment expliquez-vous la victoire en 1975 des Vietnamiens sur la plus grande armée du monde ? Les Vietnamiens ont remporté une guerre psychologiques sur l&rsquo;armée étasunienne. Ils ont su toucher les points sensibles. Par exemple, quand des pilotes étaient capturés, ils étaient systématiquement montrés aux mains de combattantes vietnamiennes. On le voit bien dans le film Full Metal Jacket : à la fin, c&rsquo;est une Vietnamienne qui abat les Marines. Ces images avaient le don de saper le moral des soldats, blessés dans leur sentiment profond de virilité. Durant la guerre du Vietnam, je n&rsquo;ai jamais rencontré là-bas un Etasunien serein. Ils ne se sentaient pas aimés, avaient toujours l&rsquo;impression d&rsquo;être roulés, mais ne comprenaient pas pourquoi. Ils avaient l&rsquo;impression d&rsquo;avoir tant donné et de ne pas recevoir de reconnaissance.</p>
<p>Comme en Iraq aujourd&rsquo;hui ? Exactement. Quand Bush parle de démocratie en Iraq, il veut dire marché libre. Ils voudraient remplacer 2000 ans de culture par Coca Cola. Et ils ne comprennent pas pourquoi ça ne marche pas. Les soldats qui arrivent en Iraq (c&rsquo;était la même chose au Vietnam) quittent un milieu urbain et se retrouvent dans le désert, sans aucun repère. Ils sont pétris de valeurs simplistes : le capitalisme est bien, ce qui est ancien ne vaut rien. Leur loyauté est purement matérialiste. Donc ils ne savent pas vraiment pourquoi ils combattent, se demandent ce qu&rsquo;ils font là. Ce doute dans l&rsquo;esprit d&rsquo;un soldat est fatal. Il perd la motivation.</p>
<p>Au Vietnam, l&rsquo;ennemi était communiste, en Iraq, c&rsquo;est l&rsquo;islam. Quelle différence ? Aucune. Quand j&rsquo;entends Bush, j&rsquo;ai l&rsquo;impression de revenir à l&rsquo;époque du Vietnam. Les mêmes mots, les mêmes phrases, le même optimisme : tout le monde est de notre côté, nous allons gagner. L&rsquo;ennemi a juste changé de nom. La propagande s&rsquo;évertue à faire de l&rsquo;Arabe musulman un espèce d&rsquo;animal simpliste, sanguinaire et insensible. Mais le 11 septembre a réveillé une interrogation chez les Etasuniens : comment « ces gens pas très malins » ont-ils été capables d&rsquo;une opération d&rsquo;une telle envergure ? C&rsquo;est ça le véritable traumatisme du 11 septembre. Cette conscience enfouie se heurte au discours officiel. La population sent quelque chose de faux. C&rsquo;était la même chose avec Pearl Habour. Les Japonais avaient été dépeints comme des sortes de robots désincarnés, cruels. Après Pearl Harbor, les Etasuniens se sont rendus compte que la description qu&rsquo;on leur avait inculqué des Japonais était biaisée.</p>
<p>Quel changement l&rsquo;évolution de la technologie a amené pour le photographe ? Son rôle a changé avec la caméra digitale. Avant, ses films atterrissaient sur un bureau où se trouvaient les éditeurs qui n&rsquo;étaient pas en contact direct avec la réalité. Aujourd&rsquo;hui, le photographe décide lui-même des photos qu&rsquo;il envoie. Ce contrôle sur l&rsquo;image le rend plus dangereux. Les pressions s&rsquo;exercent différemment, en limitant leur champ d&rsquo;action sur place comme lors de la première guerre du Golfe. En Iraq, par exemple, les photographes incorporés aux troupes ne peuvent pas les quitter, car ils en dépendent matériellement (électricité, téléphones) pour l&rsquo;envoi de leur photos. S&rsquo;ils s&rsquo;éloignent, ils n&rsquo;ont plus le droit de revenir. Ce sont les nouvelles formes de pression.<br />
<br />
Quel est le pouvoir de l&rsquo;image aujourd&rsquo;hui sur l&rsquo;opinion publique ? La propension des gens à subir les mensonges de la propagande est plus grande car les méthodes sont plus efficaces pour toucher l&rsquo;inconscient. Cet aspect est effrayant. Il est relativement facile de publier des reportages sur la misère ou le sida chez les Noirs, car cela conforte dans l&rsquo;idée qu&rsquo;ils sont inférieurs. Mais ce qui peut contribuer à construire une image positive de l&rsquo;autre &#8211; Noirs, Musulmans, Arabes &#8211; ne passe pas. Cela fait 22 ans que je travaille sur les effets de l&rsquo;agent orange au Vietnam. Pendant 18 ans, pas une seule photo n&rsquo;a été publiée.</p>
<p>Propos recueillis par Carole Vann / InfoSud</p>
<p>Récits d&rsquo;une mondialisation Exposition de 10 célèbres photojournalistes à Genève Du 13 novembre au 12 décembre Maison communale de Plain palais 52, rue de Carouge Entrée libre</p>
<p>A paraître : ouvrage photo de Philip Jones Griffiths Agent Orange « Collateral damage in Vietnam » Trolley Press, London</p>
		<p>Excerpt: </p>Carole Vann* - Infosud]]></content:encoded>
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